Piratage au Liechtenstein : la preuve que l’État échoue à protéger nos données – le Conseil fédéral doit stopper le registre de transparence avant fin septembre !
Communiqué de presse du 5.8.2026
La spirale interventionniste se confirme une fois de plus
Ce qui se joue cette semaine au Liechtenstein n’est pas un cas isolé, mais la conséquence logique d’une spirale interventionniste contre laquelle le Parti Libertarien met en garde depuis des années. Chaque intervention étatique – aujourd’hui la lutte contre le blanchiment, demain le contrôle des messageries – crée de nouveaux problèmes que l’on prétend ensuite « résoudre » avec encore plus d’État. Le schéma est toujours le même : bonnes intentions, effets catastrophiques.
France et Liechtenstein : l’effet pot de miel en pratique
La France a montré la voie : son registre des cryptomonnaies a été piraté, et depuis, des enfants de détenteurs de cryptos sont enlevés de manière ciblée, parce que les criminels connaissent soudain noms et adresses. C’est maintenant au tour du Liechtenstein : 31’000 entités juridiques, leurs ayants droit économiques, leur situation patrimoniale – le tout aux mains d’auteurs inconnus. Les deux cas illustrent parfaitement l’effet pot de miel : centraliser des données sensibles, c’est créer une cible qui n’aurait jamais existé sans cette manie de la collecte. Les criminels n’ont plus besoin de repérer péniblement chaque fortune – l’État leur livre la liste de clients à domicile.
Simple reprise du droit européen, sans pesée d’intérêts propre
C’est exactement ce schéma qui menace la Suisse au 1er octobre 2026 avec le nouveau registre de transparence auprès de l’Office fédéral de la justice. Il ne s’agit même pas d’une nécessité suisse autonome, mais de la pure reprise réglementaire de la directive européenne anti-blanchiment – de l’imitation normative sans pesée d’intérêts propre, alors même que la Suisse n’est pas membre de l’UE. Et comme pour tout réservoir de données étatique, la suite est prévisible : ce qui sert aujourd’hui à lutter contre le blanchiment sera demain exploité par le fisc, après-demain par les services de renseignement – le détournement d’usage n’est pas l’exception, c’est l’intention. Un registre créé ne rétrécit jamais ; seule sa finalité s’élargit à volonté.
Aucune responsabilité, un dommage irréversible
Particulièrement cynique : personne n’assume la responsabilité de ce vol de données. Aucun chef d’office ne démissionne, aucune autorité ne verse de dommages-intérêts, aucun conseiller fédéral n’en tire les conséquences. Alors qu’une entreprise privée doit s’attendre à des amendes, à des plaintes et à une perte de réputation en cas de fuite, c’est le citoyen qui porte tout le risque face à l’État – et l’État exactement aucun. Cette asymétrie serait déjà choquante pour un dommage financier. Pour des données personnelles volées, elle est fatale : contrairement à l’argent, des données d’identité dérobées ne se récupèrent jamais. Une amende peut être remise, un virement annulé – des données volées sont perdues à jamais, le dommage est irréversible.
Un bonheur imposé, sans possibilité de refus
S’y ajoute ceci : personne n’a jamais demandé aux intéressés s’ils souhaitaient confier leurs données patrimoniales hautement sensibles à ce registre. Qui refuse est sanctionné – un bonheur purement imposé, sans aucune possibilité de retrait, alors que le marché offrirait depuis longtemps de meilleures réponses avec des solutions privées fondées sur la réputation.
La même rhétorique que pour la conservation des données et le contrôle des messageries
Et le schéma ne nous est que trop familier : cette rhétorique du « uniquement pour protéger » et du « uniquement en cas exceptionnel », nous la connaissons de la conservation des données et du contrôle des messageries – là aussi, l’État bâtit une infrastructure de surveillance qui sera tôt ou tard piratée ou détournée.
Des coûts pour les honnêtes, un bénéfice pour personne
Il reste au final un rapport coût-bénéfice grotesque : des dizaines de milliers de Suisses devront dès octobre fournir un effort de conformité considérable pour alimenter un système qui, de toute évidence, n’est pas sûr. Les véritables blanchisseurs et financiers du terrorisme contournent de toute façon ce genre de registre. Seules sont touchées les entreprises de citoyens honnêtes. L’État promet une sécurité contre la criminalité et livre à la place le plan de nouveaux délits.
Revendication
Le Parti Libertarien demande donc sans équivoque au Conseil fédéral de renoncer à mettre en vigueur la loi sur le registre de transparence au 1er octobre 2026. Le Liechtenstein vient de nous confirmer douloureusement ce contre quoi nous avons toujours mis en garde : confier des données sensibles à l’État n’est pas un gain de sécurité, mais un risque – quel que soit le prétexte, aussi séduisant soit-il, avancé pour le justifier.
Contact
Anatol Lüthi, comité, anatol.luethi@libertaere-partei.ch, +41 76 227 98 77